Tout sur le halal : restaurants, recettes, certificateurs, hajj et omra, actualités...

Le Sa’yi ou (Saffa et Marwah)


Au niveau historique : 

Lorsque le coeur d'Ibrahim (عليه السلام) s'éloigna un tout petit peu d'Allah سبحانه و تعالى vers son fils Ismël عليه السلام, deux épreuves lui firent imposées. D'abord, Allah (سبحانه و تعالى) lui ordonna de conduire sa famille (Hajar sa femme et Ismaël عليه السلام son fils) dans un lieu désertique, sans agriculture, un carrefour de caravanes, à l'endroit de l'antique Maison sacrée. Il lui ordonna de s'éloigner d'eux. Ibrahim عليه السلام s'éloigna et fit cette invocation (en traduction approché) :

S14, (Ibrahim) V37 : « Ô Notre Seigneur, j’ai établi une partie de ma descendance dans une vallée sans agriculture, près de Ta Maison Sacrée (La Ka’ba). Ö Notre Seigneur : Afin qu’ils accomplissent la prière. Fais donc que se penchent sur eux une partie des gens. Et nourris les de fruits. Peut-être seront-ils reconnaissants ? ».

Lorsque la femme d’Ibrahim عليه السلام, Hajar, eut épuisé sa provision d’eau et que la soif commençait à se faire sentir sérieusement, elle regarda en direction de la montagne, mais aucune aide en vue. Elle grimpa sur As-Safâ, mais là encore personne, d’en haut elle apercevait son fils, elle descendit, le regard toujours tourné vers Ismaël mais en bas elle ne le voyait plus alors elle accéléra l’allure et grimpa de l’autre côté sur Al-Marwah ! En haut elle apercevait Ismaël mais pas de caravanes ni d’aide possible, elle décida de retourner sur As-Safa elle fit au total sept fois le trajet en accélérant l’allure lorsqu’elle ne voyait plus son fils. Allah سبحانه و تعالى accepta alors la prière d’Ibrahim (S14, (Ibrahim) V37) l’ange Jibril (عليه السلام) descendit frappa le sol d’un coup d’aile et une source jaillit de terre, C’est une eau bénie, avec une particularité qui n’est contenue nulle part ailleurs : Ibn Abbas (رضي الله عنه) rapporte ces propos du Prophète (عليه صلاة الله و السلام) : « L’eau de Zamzame est utile uniquement à la cause pour laquelle elle est bue ».

Pour le pèlerin : 

Le parcours est une obligation pour tous les pèlerins. Il doit être accompli après le Tawâf et non avant. Le parcours ne doit pas être interrompu, mais un arrêt momentané par nécessité n’est pas préjudiciable (comme pour une prière obligatoire). Le pèlerin se doit de faire le parcours 7 fois. Pour les hommes, il est recommandé de trottiner entre les 2 colonnes vertes dressées au bord de la vallée. Le pèlerin doit  s’arrêter à chaque étape sur le monticule de As-safâ et de Al-Marwah pour faire des invocations. 

Ainsi le pèlerin commence la marche par As-Safâ et doit  réciter le verset

 (إِنَّ ٱلصَّفَا وَٱلْمَرْوَةَ مِن شَعَآئِرِ ٱللَّهِ ۖ فَمَنْ حَجَّ ٱلْبَيْتَ أَوِ ٱعْتَمَرَ فَلَا جُنَاحَ عَلَيْهِ أَن يَطَّوَّفَ بِهِمَا ۚ وَمَن تَطَوَّعَ خَيْرًۭا فَإِنَّ ٱللَّهَ شَاكِرٌ عَلِيمٌ) 

(en traduction rapproché)

AS-Safâ et Al-Marwah(62) sont vraiment parmi les lieux sacrés d’Allah. Donc, quiconque fait pèlerinage à la Maison ou fait l’Umra ne commet pas de péché en faisant le va-et-vient entre ces deux monts. Et quiconque fait de son propre gré une bonne œuvre, alors Allah est Reconnaissant, Omniscient.

Le pélerin doit faire des invocations pendant la procession.

Le “hajj” doit multiplier les invocations, ne pas regarder les femmes et retenir sa langue. De même que pour le tawaf, il y a une forte affluence pendant la période du hadj et le mois du Ramadhan. Ainsi il est demandé au pèlerin de ne bousculer personne et de ne pas faire de tort aux autres. 

A la fin du Sa’yi, le pèlerin rase ses cheveux (ou les coupes s’il a l’intention de faire un hajj à la suite de cette omra). Il sort alors de l’état de sacralisation. Lui sont permis alors toute les choses qui lui ont été interdite pendant l’Ihram.